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DIY ou le Recyclage créatif (4)

La série du jour est basée sur les recyclages astucieux et pratiques. Toutes les petites idées ingénieuses qui facilitent les tâches domestiques ou journalières. Le détournement d’objets qui hantent nos tiroirs dans l’espoir de servir un jour et qui finalement sont toujours oubliés jusqu’au grand nettoyage de  printemps suivant.

Grande bricoleuse dans l’âme (et jusqu’au bout des doigts), autant dire que ces idées m’ont beaucoup inspirée étant donné le bon nombre de bric à brac que je peux amasser au point d’y dédier un placard, pour ne pas envahir l’espace vital domestique que j’aime épuré !

J’aime beaucoup les porte-clés façon prise ethernet mais sans conteste mes 2 révélations ont été les idées les plus simplissimes qui soient, à savoir l’élastique autour du pot de peinture pour essorer son pinceau. Alors là… je décerne le prix de l’Idée à son auteur. Ayant beaucoup peint dans ma vie, je n’y avais jamais pensé, je l’avoue. Cependant, je vous exhorte à bien choisir votre élastique en fonction de sa solidité parce que… quand ça pète… bein, la peinture est refaite !.. (et votre maquillage aussi !) soirée white spirit garantie… wouwhhh soyons fous  🙂

Et le cintre à chaussures ! mon best je pense, comme 99% des femmes je suis addict au chaussuuuuuuures, bien évidemment je n’en porte pas le tiers mais ça n’est pas plus absurde que de collectionner les tableaux. Certaines paires sont des objets magnifiques à regarder.

Bref, le soucis c’est le rangement et pour moi, le manque d’espace donc, cette idée est d’utilité publique, elle augmente l’espace de rangement de… voyons… 50 % ? en tout cas, plus besoin d’ouvrir toutes les boîtes pour trouver l’élue du jour, j’adopte !

 

DIY ou le Recyclage créatif (3)

La série d’aujourd’hui est dédiée au jardin.

Certaines réalisations sont de pure beauté comme le parterre de pierres. D’autres brillent par leur ingéniosité à la limite du saugrenu parfois, mais toutes ces réalisations ont un facteur commun : le recyclage, ludique, pratique, esthétique… Espérons que vous serez inspirés ! je laisse parler les images.

NB : Les photographies de cette galerie sont la propriété de leur auteur et ont été trouvées sur divers sites du net. Si vous êtes le propriétaire d’une des photos et en désirez le retrait, veuillez me le faire savoir, merci.

DIY Que faire de vos bidons de pétrole

img_017L’année dernière, j’ai décidé de ne plus attendre l’hypothétique possibilité d’avoir un terrain à cultiver et je me suis mise en tête de faire un balcon/potager. Autant dire que c’était pas gagné. Mal exposé, pas très grand, soumis à des vents violents et… c’était l’automne !
Comme je suis du genre à aller au bout de mes idées, j’ai donc commencé à réfléchir à un bon moyen d’arrosage, peu chronophage et pas trop contraignant. Sachant que j’ai tendance à déserter mon balcon en hiver tant il est peu attractif.
Bref, il me fallait des contenants assez grands et économiques, voire gratuits. J’ai d’abord pensé aux caisses en plastique empilables mais finalement abandonné cette idée. Sacrifier 2 caisses à chaque fois pour une petite réserve et une étanchéité moindre entre les 2 ne me convenait pas.
Et un jour, j’ai trouvé l’idée devant… les poubelles ! (comme d’habitude).
J’ai récupéré des bidons de pétrole de 10L noirs et transparents (après réflexion, je n’ai gardé que les noirs, les transparents laissent passer la lumière et soumettent les racines à dure épreuve) et ce qui m’a le plus réjoui était qu’un seul bidon suffisait à faire le pot et la réserve ! Que demander de plus, oui, l’esthétique ! la aussi, conquise, le pot est noir simple sans inscriptions et une fois “customisé” n’a plus rien de recyclé !

Que faire des bidons de pétrole vide ?

img_030Commencez par découper la partie supérieure du bidon qui par chance a une ligne moulée dans la matière qui permet de faire une découpe propre.   Nettoyer minutieusement les deux parties pour éliminer toute trace de pétrole ou autre produit. Vous obtenez donc un pot et une partie supérieure (partie de la poignée et de l’orifice du bidon).  Nous allons nous occuper de cette partie, précisément.

Le but est d’insérer la partie découpée dans le bidon lui même et dans le sens initial. Au préalable, vous aurez découpé un cercle au centre de la partie supérieure (avec une scie cloche… au pire, un cutter). Ce trou va recevoir un petit pot percé sur toute sa surface et qui servira de “mèche” pour permettre à la plante de puiser l’eau par capillarité grâce aux bille d’argile que l’on va y mettre.  Coller ce petit pot avec un pistolet à colle (qui va beaucoup servir) dans la partie inférieure du “couvercle”.
L’orifice original du bidon, lui, va recevoir un tube pvc de 2-2.5 cm de diamètre, facilement trouvable en enseigne de bricolage, rayon électricité et pour quelques euros. (moi, j’en avais dans ma cave, je récup tout !!!). Vous voyez donc le résultat sur la photo. le bidon découpé sur la gauche et la partie supérieure récupérée, sur la droite de la photo.

img_032Il me fallait trouver un moyen pour que la partie supérieure reste à une bonne hauteur (réserve d’eau) et n’aille pas s’écraser dans le fond. L’idéal aurait été de se servir de 2 bidons, d’en découper un à la hauteur de réserve désirée et de l’insérer dans le premier bidon, à l’envers. Mais comme j’aime le challenge de l’économie, j’ai voulu le faire avec un seul bidon.
Sur la partie droite de la photo vous voyez une paroi blanche apparaître. C’est l’idée ! J’ai simplement découpé un bidon de lessive (pour sa rigidité) et l’ai collé sur le côté du “couvercle” pour que cette partie repose dessus et non sur le pot à capillarité central.

Il ne reste plus qu’à insérer “ce montage” dans le bidon découpé, et vous obtenez un pot avec une réserve d’eau conséquente que vous pourrez alimenter grâce au tuyau pvc que nous avons inséré dans l’orifice original du bidon. Ce tuyau doit être découpé en biais à la base pour permettre à l’eau de circuler librement, lorsqu’il reposera dans le fond et pensez à le fixer sur le bord, au raz du pot avec 2 petits trous et une ficelle ou tout autre lien à disposition (fil d’aluminium, collier…).img_033

Vous voyez donc que le” montage” repose sur la paroi de bidon de lessive et non sur le pot central. (Les résidus de terre sont dus au fait que j’avais oublié de prendre la photo avant de remplir le pot !) 🙄
Votre pot est presque prêt. Il reste à faire un petit orifice de “trop plein” au niveau maximum que l’eau doit atteindre. Ainsi, au moment de remplir la réserve, lorsque de l’eau s’échappera du pot, ce sera le signe que la réserve est pleine.
L’étape suivante consiste à remplir le pot “mèche” central de billes d’argile,  jusqu’à hauteur de 2 cm au dessus de la limite du pot. (pour ma part, j’ai acheté un gros sac de billes premier prix qui m’a servi pour tous les pots).

Pour finir, posez un filtre sur les billes d’argile pour éviter le mélange avec le terreau. (en rayon jardinage) J’ai utilisé un tissu de coton très aéré qui filtrait bien mais je me suis rendue compte qu’il se dégradait avec les arrosages et n’évitait pas le mélange avec le terreau (donc la solution jardinerie est meilleure pour le moment ou alors utiliser une matière qui ne se dégrade pas facilement) et ça nous donne ça ! img_036 Il ne reste plus qu’à remplir de votre terreau (bio) et de planter ! Et vous voyez que côté esthétisme, y’a pire. Je pensais recouvrir le pot de corde enroulée et collée pour un effet plus moderne mais je n’en ai pas encore eu le temps, mais il suffit de se lâcher, il n’y a de limite que l’imagination. Si votre contenant est plutôt laid demandez à vos enfants de le peindre une fois fabriqué. Collez des coquillages, du bois flotté, des boutons etc. Vous pourrez ainsi admirer les oeuvres de vos enfants et les vôtres (vos plantes). img_039

L’expérience m’a tellement enthousiasmée que j’ai rassemblé tous mes pots pour voir comment, tous les transformer en pots à réserve. Et je ne suis pas mécontente du résultat. A l’usage, il s’est avéré que j’avais fabriqué des réserves contenant entre 6 et 12 L, ce qui en hiver représente maximum 3 arrosages sur la saison. J’attends la saison chaude pour voir le résultat.

Bien évidemment, pensez à découper votre tube d’arrosage à raz du pot pour plus d’esthétisme. Mais je dois avouer que l’orifice n’est pas très grand et qu’il faille à tout prix un entonnoir pour remplir la réserve. Une bouteille d’eau coupée et insérée à l’envers suffira.

img_001Mais si comme moi, vous êtes un peu perfectionnistes, vous aimerez mon idée recyclage suivante.
Pour ne pas avoir à déplacer “l’entonnoir” systématiquement, j’ai commencé à recycler toutes mes bouteilles d’eau pour que chaque pot ait son entonnoir permanent. Je les ai découpées en suivant la ligne ondulée de la bouteille d’eau ce qui a donné de jolis entonnoirs transparents  !

Puis pour aller encore plus loin dans le confort, j’ai voulu faire en sorte que le niveau d’eau soit visible d’un seul coup d’oeil mais comme le pot est noir, ça n’était pas possible.
J’ai donc récupéré un bon tas de bouchons de liège (qui peuvent s’acheter par paquet pour 5€/6€), j’ai choisi les plus petits mais malgré tout il a fallut les retailler pour qu’ils passent dans le tube d’arrosage sans entrave et avec facilité. img_044
J’ai ensuite fixé les bouchons au bout d’une tige d’aluminium rigide (récupérée ou achetée en rouleau, le plus dur étant de les redresser parfaitement. Utilisez un gant de jardinage ou bricolage et lissez la tige plusieurs fois entre les doigts, elle finira par être droite).  J’en ai découpé d’autres pour les fixer à l’autre bout externe pour une meilleure préhension et visibilité de la tige (j’ai réalisé par la suite que mon système de jauge avait une autre utilité :empêcher les moustiques de pondre dans la réserve d’eau stagnante, tout bonus ! :mrgreen: ). La longueur de la tige doit permettre au bouchon externe de refermer l’orifice lorsque la réserve est vide (et donc le bouchon interne à son niveau le plus bas).
En remplissant la réserve, le bouchon flotte et remonte simplement. Lorsque qu’il est au plus bas, le second bouchon referme l’orifice d’arrosage et il est alors possible de voir d’un coup d’oeil qu’il n’y a plus d’eau dans le pot. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les entonnoirs ne sont pas inesthétiques et après un arrosage, ils sont même très jolis tous perlés d’eau. Une fois la plante grande, ils deviennent invisibles.

Voici d’autres pots réalisés sur ce principe avec un maximum de récupération.

Voilà vous avez de quoi occuper vos weekends bricolos à moindre coût, recycler vos bouteilles d’eau, vos vieux pots et bidons de pétrole… et vous permettre d’avoir un balcon potager sans trop de travail d’entretien.

Résultat chez moi

Au fait tous les pots noirs de ces dernières photos sont des pots en plastique qui sont utilisés pour le transport des fleurs et qui sont destinés à être jetés. Je les ai récupérés gratuitement dans une brocante qui ne savait pas quoi en faire. Ils avaient 3 dimensions différentes, ce qui pour moi constituait une aubaine. Comme j’en ai récupéré une bonne quarantaine, j’en ai sorti une bonne vingtaine de pots avec une réserve de 6L à 10L.

Un petit mois de travail (souvent le weekend) pour fabriquer les pots, installer le balcon et fabriquer la pergola en total recyclage. 2 étagères en pin qui hantaient ma cave, et des chutes de tasseaux de bois, résidus de mes anciens travaux.  Un fond de lasure et voilà un balcon/potager fonctionnel et chargé.

L’hiver bientôt terminé je peux d’ores et déjà faire un bilan. Je ne m’attendais pas à parvenir à l’auto-suffisance alimentaire en 3 mois mais les pots ont tenu leur promesses au delà de mes espérances. Les plantes n’ont été arrosées que 3 fois cet hiver. Je suis parvenue à récupérer des plantes vertes que je n’arrivais jamais à maintenir. Les feuilles sont gorgées de sève et bien vertes. Dans la globalité, c’est une réussite. Etant donné le peu de lumière que mes plants d’hiver ont reçu (1h/jour max) les salades furent les seules à honorer une récolte. Les autres légumiers tiennent toujours, je pense que les calibres seront petits par manque de soleil mais en dehors des saisonnières, tout tient ! Oignons, ail, fenouil, le cèleri a lâché, cébettes, aromatiques, les épinards sont petits mais n’ont pas crevé. La pousse est lente mais résistante.

img_037Bref, je suis prête à entamer une vraie saison. J’ai tout de même 4h de soleil en fin de journée, en été, ça mérite un essai. Je suis même en retard sur les semis de certaines plantes que j’aurais du planter dès février. Je dois faire un tri pour savoir quelles plantes peu gourmandes en soleil je peux installer. Le problème est que toutes les plantes ont besoin de soleil. Certaines moins que d’autres mais même avec des fruits de petit calibre, ça vaut la peine d’essayer. Inutile de préciser que je n’utilise que du terreau bio, l’apport d’engrais dans l’eau a été de 2 fois par mois jusqu’en novembre. Puis j’ai délibérément cessé de les stimuler pendant l’hiver. Mon but était de tester les conditions contextuelles. L’engrais en question a été uniquement du purin d’ortie fait maison biensûr ! Pas de problèmes d’insectes, ni de maladies mais j’ai eu le plaisir de voir que les abeilles nous ont rendu souvent visite.

 

DIY ou le Recyclage créatif (2)

Chose promise, chose due !

EcostyleVoici donc la suite de l’article du même nom.
L’album d’aujourd’hui va porter sur tous les recyclages possiblement réalisables avec des enfants. Véritables mines d’idées, lorsqu’il devient impératif “d’occuper” nos progénitures afin de ne pas être tentés de les glisser par mégarde dans le congélateur “façon Courgeot”… 😉 Non ! sérieusement, en temps de vacances ou pour certains mercredi ou juste pour le plaisir de partager avec ses enfants tout en leur inculquant des valeurs de consommation raisonnable et de recyclage salutaire. Je vous laisse donc découvrir toutes ces merveilleuses réalisations récoltées sur le net.

L’album sera mis à jour au fur et à mesure de mes trouvailles.

NB : Les photographies de cette galerie sont la propriété de leur auteur et ont été trouvées sur divers sites du net. Si vous êtes le propriétaire d’une des photos et en désirez le retrait, veuillez me le faire savoir, merci.

DIY ou le Recyclage créatif (1)

Recyclez !Recycleuse compulsive, j’ai eu envie de partager, dans une série d’articles, tous les DIY (“do it yourself” – fais le toi-même), que j’ai pu trouver et qui m’ont enthousiasmée. C’est plein de créativité, fonctionnalité, esthétique et parfois même poésie.
J’en ai reproduit certains et malgré tous nos efforts, nous n’arrivons toujours pas à recycler totalement les déchets que la vie urbaine inflige.
Rarement inutiles, certaines idées sont accessibles à tous et constituent de vraies activités ludiques à faire avec les enfants. D’autres réjouiront les bricoleurs en herbe, voire confirmés. Dans tous les cas, vous allez découvrir que recyclage n’est pas forcément synonyme  d’inesthétique, bricolé ou “cheap”. Certains détournements d’objets frisent le génie artistique… à vous de juger, moi j’aime !

Je vais commencer cette série avec le “mobilier”. Souvent à base de “bois de palette” matière phare de la construction “zero cost” il ouvre un champs infini de possibilités créatives et fonctionnelles. Solide, facile à exploiter et gratuit, cependant il faut se poser la question du traitement du bois puisque d’origine inconnue.
Les produits chimiques sont interdits depuis 12-2008/2009. (Pour voir le texte du décret, cliquez ici.)
Ainsi les traitements actuels sont soumis à La norme nimp15 Norme traitement palette(norme phytosanitaire regroupant 2 méthodes de traitement : traitement à la chaleur (HT) et fumigation au bromure de méthyle (MB), garantissant l’absence d’organismes xylophages et autres). Les palettes qui ont subi un traitement NIMP15 soit par fumigation au Bromure de méthyle (CH3Br) soit par traitement thermique sont toutes marquées comme suit dans l’illustration.

Le traitement HAUTE TEMPÉRATURE est marqué HT, Le traitement par FUMIGATION est marqué MB.
Il y a cependant beaucoup d’informations contradictoires sur le net à ce sujet mais il en ressort certains points.

  • Les palettes de couleur sont à éviter car bien évidemment traitées et nocives.
  • Les palettes qui ont subi un traitement devraient toujours comporter une marque visible.
  • Si le bois est raboté, la palette a nécessairement fait l’objet de soins particuliers et la chance qu’elle ait subi un traitement, augmente. Préférez donc la palette brute en sapin ou pin, non rabotée. Ces palettes sont considérées comme perdues et souvent brûlées sur les chantiers.
  • L’absence de marquage implique souvent l’absence de traitement.

Démonte paletteDe toutes les façons, il faut être vigilant, surtout si c’est pour un usage combustible.
Pour ce qui est du démontage, youtube recèle un paquet de lien sur les diverses méthodes possibles. Pour ma part, au bout de quelques palettes, un ptit coup de pompe et un ptit coup de google, je me suis offerte THE outil pour moins de 30€, reçu en moins d’une semaine et je ne le regrette pas.

Malheureusement je ne l’ai trouvé qu’en Angleterre. Il suffit de faire une recherche Amazon ou autre avec les mots clés suivants : [Roughneck Demolition and Lifting] ou aller sur le lien suivant http://www.amazon.co.uk/Roughneck-64640-Demolition-And-Lifting/dp/B003CT4D1S/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1362473471&sr=8-1

A présent, je laisse parler les images.

L’album sera mis à jour au fur et à mesure de mes trouvailles.

… à suivre !

NB : Les photographies de cette galerie sont la propriété de leur auteur et ont été trouvées sur divers sites du net. Si vous êtes le propriétaire d’une des photos et en désirez le retrait, veuillez me le faire savoir, merci.